StarsBoy
Dans cette version animée de la parabole du bon Berger, un groupe d’amis se balade dans les ruines mentales de notre brebis accablée. Lorsqu’elle s’isole, tente de s’échapper pour sombrer, notre berger vient la chercher et prend le temps d’être là pour elle.

Stack technique





La pré-production
Je nourrissais l’envie de clôturer mon bachelor avec un projet en 3D. Néanmoins, je savais que je n’avais que 3 mois pour le réaliser et uniquement mes petites mains. J’ai donc choisi de m’écarter de l’animation traditionnelle pour développer une suite d’images d’instants figés qui, mises côte à côte, racontent une histoire.
Pour cela, il était très important de construire un solide storyboard : l’enchaînement devait être compréhensible dès cette étape, puisqu’il n’y aurait pas d’inbetween pour relier les plans les uns aux autres.





M’entourer des bonnes personnes
Dès le départ, je savais que je voulais du son pour mon projet et que je n’avais pas les compétences pour obtenir un niveau qui me satisfasse. Donc, j’ai cherché et engagé un sound designer pour avoir une musique faite sur mesure pour mon projet. Avoir un contact professionnel, respecter les deadlines ont été tout un apprentissage pertinent et enrichissant.
En plus, je me suis entourée d’amis pour garder un suivi extérieur sur ce que je faisais, afin que cela reste compréhensible, réalisable et artistiquement intéressant. Ils ont pu aussi m’aider dans les domaines que je maîtrisais moins, comme le storyboard, le lighting et le compositing.
Avec ces aides extérieures, mon projet est devenu encore plus tangible et enrichissant. Cela m’a appris à clarifier ma pensée, à justifier mes choix et à lâcher prise. Cela m’a aussi permis de célébrer mes victoires avec des personnes investies dans l’avancée du film.
La production
D’abord, je me suis attaquée à la préparation de tous les éléments de mon histoire : la modélisation des personnages ainsi que leur texturing, leur rigging et leur skinning. La préparation du décor, réfléchi pour n’avoir à créer que ce qui sera visible à la caméra. Le placement des lumières et les tests de rendu, tout cela me mène à l’animation de mes personnages, à faire en sorte qu’ils prennent vie sur chaque image.





La Post-production
Comme je n’ai pas fait de l’animation classique à 24 images par seconde, mais une suite de 49 planches, j’ai eu l’opportunité de pouvoir pousser chacune d’entre elles dans la phase finale de compositing.
Sur Photoshop, je suis venu améliorer mes lumières, en apportant de la stylisation et en soignant chaque aspect de mes images.
4 points clés
La fin de mon Bachelor
Être à la direction de chaque aspect d’un film d’animation a été l’aboutissement de trois années d’études intenses. Ce projet m’a permis d’avoir une vue d’ensemble sur toute une pipeline en 3D, d’embrasser mes forces et d’apprendre à m’appuyer sur l’expertise des autres pour combler mes lacunes.
3 niveaux de lectures
J’aime l’animation parce qu’elle peut s’adresser à plusieurs publics en même temps. Dans ce projet, j’ai essayé de me concentrer sur la beauté de ce que l’on voit, sur l’histoire que l’on comprend et sur les thématiques que l’on peut déduire.
Le compositing
J’ai voulu inscrire ce projet dans cette nouvelle ère de la 3D qui revient à de la stylisation, qui ramène des éléments 2D et de la matière visuelle. Tout le travail fait sur Photoshop a permis à chaque planche de devenir un tableau.
Un projet qui me dépasse
Ayant de bons échanges avec mes camarades de Bachelor et de Master, Nevermore, le lion en peluche de mon projet, s’est retrouvé dans le bachelor de jeu vidéo de Danick Kury et pointera prochainement le nez dans le master de Stella Da Veiga.




